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Environ 10% du coton négocié sur le marché mondial provient d'Afrique. Sa production dans les pays situés au sud du Sahara "dispose d'un fort potentiel: c'est une culture tropicale. Surtout, le coton en culture pluviale (y) est mieux placé qu'ailleurs dans le monde", estime Gérald Estur, spécialiste du coton, interrogé par l'AFP.

L'autre atout, pour cet expert qui s'exprimait le 4 décembre 2018 en marge de la 77e réunion plénière du Comité consultatif international du coton (ICAC), c'est qu'il est le plus souvent "récolté à la main, ce qui préserve mieux les caractéristiques de la fibre".

Mais la part des subventions accordées par les Etats africains à cette filière reste insuffisante, selon M. Estur. "Elle n'a pas la chance de bénéficier des soutiens extrêmement importants que peuvent lui accorder les autres pays, notamment les principaux producteurs que sont la Chine et les Etats-Unis", regrette-t-il.

"Rude concurrence" 

La production africaine est également "soumise à une rude concurrence avec les fibres synthétiques, alors que le bilan carbone du coton est meilleur que celui des fibres synthétiques", ajoute M. Estur précisant que "cette concurrence a plombé l'industrie textile en Afrique".

Les cinq principaux producteurs de coton sont l'Inde, avec 6,5 millions de tonnes, la Chine (5,9 millions de tonnes), les Etats-Unis (4,5 millions de tonnes), le Pakistan et le Brésil. Les Etats-Unis sont, quant à eux, les premiers exportateurs mondiaux de fibre de coton.

Avec une production de 700.000 tonnes, le Mali est redevenu le premier producteur de coton africain, devant le Burkina Faso. La Côte d'Ivoire, elle, occupe la 4e place sur le continent, avec 413.000 tonnes.

Source de l'article : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/le-coton-africain-fait-face-a-une-rude-concurrence-et-a-un-manque-de-subventions_3086009.html#xtor=RSS-3-[monde]
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